Podcast Que Du Web

Que du web : le podcast tech qui qui ne parle pas que de startups

On parle beaucoup de ceux qui « d’isruptent » le web, mais beaucoup moins de ceux qui l’ont vraiment façonné et de ce que ça a changé dans nos têtes. C’est le pari de Que du web, le podcast lancé par le moteur de recherche conversationnel français IBOU.

Des dizaines de podcasts tech défilent chaque semaine et la plupart suivent le même script : un fondateur, une levée de fonds, une courbe de croissance. Que du web prend le contre-pied. Ici, l’invité n’est jamais là pour « raconter sa startup ». La seule question qui compte, c’est : qu’as-tu changé dans la façon dont les gens vivent le web et est-ce que c’était voulu ?

Que Du Web : Un podcast avec une vraie colonne vertébrale éditoriale

Le fil rouge est assumé dès le générique : nous créons des outils avec notre intelligence et ces outils, en retour, transforment notre façon de penser. Chaque épisode part d’une personne qui a pesé sur la manière dont on accède à l’information, dont on raisonne, dont on interagit en ligne. Le ton n’est ni célébratoire ni nostalgique : il s’agit d’interroger des choix ; techniques, marketing, parfois politiques et leurs conséquences, y compris quand elles ont échappé à ceux qui les ont faits.

Conséquence directe de ce parti pris : on n’y trouve pas de portraits lisses. On y trouve des praticiens qui démontent des idées reçues, posent les vrais ordres de grandeur et acceptent de dire ce qui coince. Le format est long (autour de l’heure), dense, sans langue de bois.

« Avant de construire le web de demain, il faut comprendre comment celui d’aujourd’hui a été façonné… et par qui. »

Qui est derrière ?

Que du web est une initiative portée par IBOU, le moteur de recherche conversationnel français. Un positionnement cohérent : plutôt que de se présenter comme un simple produit tech de plus, IBOU se place comme un acteur qui connaît l’histoire du web, ses mécanismes et ses dérives.

A l’animation, deux voix complémentaires : Sylvain Peyronnet, co-fondateur et CEO d’IBOU, qui apporte la profondeur technique et scientifique, et Grégory Pairin, qui tient l’angle grand public et éditorial. L’un creuse le « comment ça marche vraiment », l’autre ramène systématiquement à la question du « et alors, qu’est-ce que ça change pour nous ».

Où l’écouter et le regarder

Le podcast se décline en deux formats. En vidéo, les épisodes complets sont publiés sur la chaîne YouTube d’IBOU, chapitrés et accompagnés de notes détaillées. En audio, ils sont hébergés par Ausha et distribués sur les plateformes de podcast habituelles (Apple Podcasts, Spotify, Deezer et autres annuaires). A vous de choisir entre l’écoute mains libres et la version filmée.

Les deux premiers épisodes

Épisode 1, Amélie Chatelain (LightOn) : RAG vs contexte long

On vous a promis que les LLM à un million de tokens allaient tout simplifier. Amélie Chatelain, Head of Training & Inference chez LightOn et physicienne reconvertie dans l’IA, a fait les calculs et ce n’est pas si simple. Elle explique pourquoi le contexte long coûte bien plus cher qu’annoncé, pourquoi le RAG n’est pas mort mais en pleine mutation, et pourquoi le vrai tueur du long contexte en entreprise, c’est… la gestion des permissions. Un épisode pour qui veut comprendre comment l’IA va réellement chercher l’information, au-delà du marketing.

Épisode 2, Christophe Henner : L’IA va-t-elle manger le web ?

Christophe Henner a traversé à peu près toutes les couches du web : Jeuxvideo.com, Shadow, la Wikimedia Foundation (qu’il a présidée), Hyperlex/DiliTrust. Aujourd’hui, il pilote une flotte d’agents IA en parallèle depuis un terminal qu’il a codé lui-même. Avec le recul de quelqu’un qui a vu venir la désintermédiation avant les autres, il démonte les fausses certitudes sur l’IA, le code, les médias et la connaissance. La grande question de l’épisode : que devient un web ouvert quand les machines deviennent l’interface principale entre nous et l’information ?

Que Du Web, le podcast à suivre

Deux épisodes, deux invités qui ne se contentent pas de décrire l’état de l’art mais le bousculent. Chaque entretien se referme d’ailleurs sur la même question, qui résume bien l’esprit de l’émission : « Dans deux ans, quand on réécoutera cet épisode, sur quoi penses-tu qu’on se sera complètement trompés ? » Une façon d’assumer que comprendre le web, c’est aussi accepter de se tromper sur ce qu’il deviendra.

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